| Cycles Erratiques |
Avril4 avril 1968, Luther King est assassiné . 18 avril 1988, Pierre DESPROGES meurt suite à son cancer. 30 avril 2008, mon prof n'a toujours pas signé ma pré-convention de stage. Y a des cycles funestes comme ça... 12:10 - 4/05/2008 - Les avis des lecteurs {0} - Donnez votre avis aussi!Ce qui me tape sur le systèmePar respect pour mes ex et à venir je n'ai pas mentionné la gent féminine, néanmoins soyez certains que je n'en pense pas moins !![]() 17:10 - 30/03/2008 - Les avis des lecteurs {5} - Donnez votre avis aussi!Clairvoyance discriminatoire- Z’avez vu M. Nox ? Z’avez un nouveau voisin, me dit le boucher en continuant de laisser traîner son doigt adipeux sur la balance. Je fis mine de ne rien voir, et dis d’un air négligeant : - ah… - Bah oui, reprit-il sans se démonter, et ça va pas vous changer de l’ancien, c’est encore un bic... Un étranger quoi… Je dessine une moue, visant à faire comprendre au vendeur malhonnête de steak que je ne suis pas du même bord politique que lui, afin qu’il cesse de me rabattre les esgourdes de sa plaidoirie chauvine. La monnaie, un « à la prochaine » et je retournai à mon logis. Cela faisait deux semaines qu’Ahmed était parti. Il était sympa Ahmed, parfois on prenait l’apéro en rigolant. C’était un religieux adapté, un « musulman pratiquement » : il buvait, mais pas trop, jamais au-dessus du verre. Je rentrai et constatai que oui : une petite famille venait de s’installer dans l’ancien appartement d’Ahmed. L’homme, la femme et un enfant en bas âge avaient investis l’appartement d’à côté, ils étaient étrangers en effet : des algériens, ou des marocains, de quelque part par là bas, où je n’ai jamais foutu les pieds. Ils m’avaient l’air sympathiques. Tous les soirs, j’entendais crier, ou en tout cas parler fort, dans cette langue que je ne comprends pas. J’étais interloqué, et un peu inquiet. Une de mes voisines, à qui je confiai cet étrange fait, se moqua de moi et de mon indigence. - Chez les musulmans, la prière c’est 5 fois par jour ! Et à Dieu (enfin Allah j’imagine), on ne lui chuchote pas, on lui parle, pour de vrai… Tu n’es pas trop tolérant malgré tes grands airs, se moqua-t-elle gentiment. Etais-je raciste malgré moi ? Le soir même, j’écoutai. Je m’imaginai le fervent voisin, contemplatif en train d’exprimer son transport à son dieu. Béat et heureux, en harmonie, comme seuls les tenants et les alcooliques semblent capables de l’être. J’avais à mon coté un porteur de foi, un gentilhomme. Et puis… Je me questionnai. Dieu semblait lui répondre… Avec une voix de femme, qui criait elle aussi, des bruits, du verre qui se casse. Je ne dis rien, peut-être m’imaginai-je encore tout cela sous je joug d’un racisme larvé, tout cela ne prouvait rien, même les pleurs peuvent être le fruit d’une dévotion… Le lendemain, j’entrevis la femme. Elle avait le visage tuméfié et l’air malheureux : son bambin ne cessait de pleurer et elle y semblait presque indifférente. Je compris à ce moment que j’avais bel et bien fait preuve de racisme. Le racisme, c’est de ne pas traiter autrui (même au sens groupal) comme nous. Si j’avais entendu pareils sons en provenance de l’appartement d’un français de type caucasien, je n’aurais pas hésité une seconde à toquer pour m’interposer au conflit, mais là, la peur d’être traité de raciste avait été la plus forte. Même le racisme dit « positif » est une forme de discrimination, de traitement différent, une égide de la non égalité. Cet homme, comme tant d’autres, religieux ou non, étranger dans ce pays ou non, avait un vice qu’il fallait dénoncer et ne pas accepter par peur de se faire étiqueter de raciste, car ce n’en est pas. Cela fait deux semaines qu’ils sont partis. Leur mine semblait grise, je ne sais pas où ils allaient. La femme me fit l’effort d’un sourire lorsque son mari détourna les yeux. Je le lui rendis, en espérant qu’elle y voie un soupçon d’espoir. Une jeune étudiante chinoise a pris leur place. J’ai une nouvelle fois fait preuve de discrimination : je l’ai aidé à emménager et lui ai proposé de boire le thé chez moi. Il est vrai que je ne l’aurai pas fait avec un homme de type caucasien… Que voulez-vous, l’atavisme me pousse parfois à la discrimination positive concernant les femmes…
14:59 - 12/03/2008 - Les avis des lecteurs {10} - Donnez votre avis aussi!La ConfidenceLa dernière fois que je me suis confié à une relation, j’étais dans une période d’impasses. Que ce soit au niveau professionnel ou sentimental je ne tâtais plus aucun cul hormis celui de sac. Ainsi, j’étais dans une sorte de coma éveillé où ma motivation (déjà vacillante lorsque tout va bien) était à son plus bas : je me contemplais en stase, béat dans mon immobilité et spectateur passif du néant caractérisant ma triste existence. Je me devais de sortir de cet engrenage peu constructif, qui ne tarderait pas à se muer sous peu en une dépression chronique si aucun événement significatif (explosion du Prisunic, meurtre de mon coloc’ étouffé dans ses Rice Krispies qui pétillent encore, voisine qui vient nue, pour demander du sel…) ne venait à échouer sur ma vie. Je prenais donc la douloureuse décision de confier mes craintes et d’aller quémander conseils à une de mes relations que j’aurais qualifié de « proche », et dont mes capacités diminuées m’assuraient pourtant qu’elle était « intelligente et empathique ». — Tu sais Nox, je pense que c’est le moment rêvé de faire un retour sur toi-même, ça peut être très instructif… Voilà la raison qui me pousse à ne plus rien divulguer de profond à mes proches depuis ce jour. Je n’ai plus le cœur de les voir lamentablement échouer lors de leurs pénibles tentatives de réconfort. Ne me connaissant pas, ceux qui échouent dorénavant ont au moins l’excuse de ne rien savoir de mes sentiments réels ou de mes pensées préoccupantes. Non mais c’est vrai quoi : quand un mec veut aller de l’avant et ne demande que de l’élan avec un coup de pied au cul pour ce faire, il est inutile de le cajoler en préconisant un retour en arrière ! Cela me paraît physiquement inconcevable et amicalement pitoyable. 10:02 - 28/02/2008 - Les avis des lecteurs {3} - Donnez votre avis aussi!
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Mode de non emploi : Ecritures basées sur l'essai et l'exercice, absurdes, ironiques et très souvent issues de l'aléatorisation idéative. Touchant à la SFF, mais aussi à des genres plus communs, tant que ça reste ironique... Nous rapprochons-nous de notre mort? choisissez une case au hasard :
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