| Cycles Erratiques |
JamaisDepuis longtemps, je considère Si on y regarde bien, quelqu’un qui recherche -- même de manière astucieuse -- les réponses aux questions intéressantes, est souvent mis à l’écart des communautés en présence. Lorsqu’en soirée, certains riaient de savoir si « A » ou « B » allait gagner le prix du plus mauvais gueuleur sur TF1, moi j’aimais demander les intérêts intellectuels de chacun. Si la personne aimait Desproges, je souhaitais parler d’humour noir ; pas elle. Lorsque le type taquinait la quantique, je souhaitais causer du boson de Higgs ; pas lui. Les festivités grégaires, elles sont faites pour être avec des gens sans rien partager avec eux, jamais, autre que la connerie et l’aspect le plus superficiel de notre être. Notez, je passe pour un joyeux luron, moqueur et assez aimé. Je joue bien, je joue depuis longtemps. Je joue tellement bien que, chez moi, il me faut un peu de temps pour que je redevienne moi. Mais je n’ai jamais réussi à changer, même en partie. Jamais. Pourtant je m’en carre de cet aspect là. J’aime rire, certes, mais j’aime aussi les « rencontres ». Le petit caillou qui accroche la godasse et vous fait tomber sur une personne inconnue, il n’en faut pas plus pour pouvoir assister à des débats décontractés, entrecoupés de jeux de mots, de blagues mais aussi empreints d’informations, d’enrichissement. Du rire et de la passion. C’est une vision utopiste. Les « gens » semblent catégoriser de manière imperméable le tiroir « connaissances / débats / infos » et le placard « déconne / rire / saucisson ». Pour moi, ils sont indissociables, et ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Jamais. Résultat il faut s’adapter. Accepter un minimum cette vision et se retenir, le cœur bouillonnant. Je suis adapté, mon cœur sait se taire maintenant, j’ai appris la patience, la désillusion et le maquillage. Sinon, on perd ses copains, ses connaissances (les amis, eux, partagent votre vision bien souvent). Sinon, on se condamne à rationaliser tous les échanges. Sinon, on ne rencontre plus du tout. Sinon, on ne tombe plus amoureux, et ça aussi ça compte pour de vrai. On définit alors notre échec émotionnel comme une asymptote : on s’approche à l’infini de l’être aimé (passionnant), sans jamais avoir l’occasion de la toucher. Jamais. Et ce serait triste, à chialer. L’unique chose sur laquelle jamais je ne dirai « jamais », ce sont donc les compromis. Jamais. 16:22 - 16/11/2007 - poster commentaire
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Mode de non emploi : Ecritures basées sur l'essai et l'exercice, absurdes, ironiques et très souvent issues de l'aléatorisation idéative. Touchant à la SFF, mais aussi à des genres plus communs, tant que ça reste ironique... Nous rapprochons-nous de notre mort? choisissez une case au hasard :
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