Cycles Erratiques

La Gestalt appliquée à l’humain

entreposé voluptueusement dans Pensées annexes


 

(tentative d’analogie pour pointer l’irrationnel dont fait preuve l’être humain lorsqu’on touche à son intégrité et à celle de ses croyances)

 

Il existe plusieurs principes Gestaltiques, la plupart sont drôles, certains triviaux et enfin quelques-uns sont chiants.

 

Les principes Gestaltiques peuvent se résumer de manières fort concise et intelligible :

 

« Le tout est supérieur à la somme de ses composants »

 

Un exemple : tout le monde s’accorde pour dire que la musique est composée de notes. Il existe différentes notes, on peut les agencer comme bon nous semble etc.

Néanmoins, lorsqu’on écoute l’ouverture de Tannhauser, les solos de Daron Malakian ou encore les dégradantes tentatives décibelo-anémiques des groupes abâtardis (je ne citerais pas Tokio Hotel…), force est de constater que, pour l’homme qui aime ça, le flux dégagé n’est pas réductible à un simple agencement de notes. Pourtant chaque note jouée à part ne dégage pas cela, c’est l’harmonie du tout que décrit la Gestalt.

La musique est supérieure à la somme des notes qui la compose.

 

Rares sont les gens en total désaccord avec cela. On peut en effet trouver cette évidence quelque peu imprécise (j’ai vulgarisé à l’extrême), mais on s’accorde en définitive à dire que pour nous, les humains, c’est cela la musique : quelque chose qui donne plus de sens que les notes mises bout à bout.

 

L’Humain s’est voulu « magique » depuis un bon moment. A tel point qu’il s’est affublé d’une âme pour s’expliquer à quel point il trouvait sa mécanique inconnue vraiment magnifique et bien rôdée (sous la parfaite férule du Grand Manitou).

Ce concept, confinant à la mégalomanie de masse, existe encore, même s’il a quelque peu évolué, parfois s’est même dissocié des religions.

Généralement il s’agit de restaurer le « sacré » de l’humain : de nos jours, les progrès en biologie et en sciences humaines et sociales continuent d’avancer, de chercher toujours, de trouver parfois…

 

Un œil naïf aura tôt fait de rire des chercheurs hérétiques qui « veulent réduire l’humain à l’amas de simples mécanismes ». Ce genre de connerie, que je pardonne parce que tout le monde a le droit d’être con quelques instants, je l’ai entendu et je continue de l’entendre même chez des gens cultivés ou décrits comme tels.

 

Outre le fait que les quidams oublient le vrai sens de la science, je veux montrer que ce n’est pas parce qu’on cherche à expliquer l’être humain qu’on le « réduit » ou qu’on le minimise.

Au bout du compte, lorsqu’on aura découvert les complexes méandres biologiques, élucidé les cycles hormonaux, inspecté les comportements selon les variables pertinentes, cartographié le cerveau, analysé ses très grandes capacités et annoté l’essentiel des constituants de nos compatriotes ; il n’en restera pas moins que l’humain ainsi décrit sera partial et donc incomplet : après toutes ces découvertes, les futurs chercheurs, comme ceux d’aujourd’hui, continueront de savoir que l’homme est bien supérieur aux éléments complexes qui le constituent, et que si cela est « sacré », alors ce n’est pas dans le sens religieux et qu’une hypothétique âme n’a pas à être invoquée.

 

De manière étrange, les tenants s’accordent davantage à dire que la Gestalt marche pour la musique, moins pour l’être humain…

Le doux biais des mécanismes impliquants



14:51 - 10/02/2008

Je ne m'accorde pas.

Le rythme precède la musique. C'est même son essence, sa naissance. Le rythme de la marche, du coeur qui bat, de la respiration, des vagues etc... La plupart des musiques du monde utilisent des procédés polyrythmiques où la hauteur des sons ( ce que tu appel les notes ) n'a guère d'importance. Elle est faite de bruits, de sons inharmoniques ( à hauteur non définies: cymbales, gongs, percussions). La musique n'est donc pas composées de notes, mais de sons qui peuvent avoir des hauteurs fixes et des hauteurs indétérminées. La musique, c'est donc l'art d'agencer des sons entre eux , de les faire évoluer et de les organiser dans le temps. Dire que la musique est seulement composée de notes, c'est oublier sa nature rythmique et timbrale. Je doute que beaucoup de monde s'accorde à dire qu'elle est juste "composée de notes".
Pour info, les 4 paramètres qui composent un son sont:
-Sa dynamique ( son volume )
-Sa durée
-Sa hauteur: aigue , grave; fixe ou indétérminée.
-Son timbre ( les harmoniques qui le composent) ce paramètre est intimement lié aux paramètres précédents.










Bien à vous.

Anus Dei - 23:42 - 12/02/2008

Expression

Totalement d'accord avec anus dei, la musique n'est pas que des notes, elle est vibration, harmonique et avant tout sensibilité. La musique peut être voix et bizarrement mouvement ....

DUMIS - 21:27 - 15/02/2008

la musique...

-durée s'ajoute à la liste.
-intensité pour les décibels.

La musique est mouvement... en quoi cela est bizarre ?

Jib'

Jib' - 01:44 - 1/03/2008

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Ecritures basées sur l'essai et l'exercice, absurdes, ironiques et très souvent issues de l'aléatorisation idéative. Touchant à la SFF, mais aussi à des genres plus communs, tant que ça reste ironique...


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